Sommaire

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FINAL FANTASY VII




+ Chapitres +

l_l00l_lPrologue
l_l01l_lJust a Flower
l_l02l_lFallen Angel
l_l03l_lSadness
l_l04l_lIn a Woman Skin
l_l05l_lDestruction
l_l06l_lReturn at The Beginning
l_l07l_lSaid Goodbye
l_l08l_lA Nibelheim Story
l_l09l_lA Girl From Wutai
l_l10l_lDestination : Costa Del Sol !
l_l11l_lGo to the West :
00000000- partie 1
00000000- partie 2
00000000- partie 3
00000000- partie 4
00000000- partie 5
l_l12l_lUne Prison Aride
00000000- partie 1
00000000- partie 2
00000000- partie 3
l_l13l_lLe Soldat de Gongaga
l_l14l_lLe Lion Solitaire
l_l15l_lLe Repos du Damné
l_l16l_lFragments d'un rêve brisé
l_l17l_lL'envol vers la Cité Déchue
l_l18l_lLes Princesses de Wutai
l_l19l_lA la Veille d'une Catastrophe NEW




Note


0000000]Ayant commencé cette fic il y a longtemps, je compte refaire les premiers chapitres qui, en dépit d'avoir un style d'écriture maladroit, faisaient du grand n'importe quoi avec les personnages et situations. Petit à petit, les "remake" des chapitres devraient apparaître. Ce qui ne devrait pas empêcher la publication des chapitres réellement nouveaux. Bonne lecture.

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# Enviado el lunes 30 de octubre de 2006 07:53

Modificado el sábado 10 de octubre de 2009 09:09

En quoi consiste ce blog ?

En quoi consiste ce blog ?
Alors, avant de vous présenter ma fic, je vais vous expliquer en quoi consiste ce blog.

Il n'y a pas énormément de choses à dire, mise à part le fait que j'ai commencé cette fic il y a bientôt quatre ans si je ne m'abuse, et qu'entre temps, j'ai conscience d'avoir beaucoup grandi psychologiquement. Loin de moi l'idée de me jeter des fleurs, ce n'est que pour souligner que le début de cette fic est puéril et dôté d'un style d'écriture maladroit voire douteux (car à cette époque, je tentais de retranscrire par écrit des images qui apparaissaient dans ma tête. J'ai compris plus tard que ça ne fonctionnait pas de la sorte).

Déjà, le principe de base me donne des haut-le-coeur. Pourquoi avais-je ce besoin, que dis-je, cette envie d'incorporer un personnage de mon invention dans ce jeu ? Eh bien, parce que j'ai toujours été triste de ne pas faire partie de cet univers qui, huit ans après l'avoir découvert, me fait encore rêver. Certes, pas de la même façon, mais toujours quand même. Donc, incorporer un personnage de mon invention dans ce monde, c'était comme y introduire une partie de moi-même. Même si je le niais coûte que coûte, c'est avant tout pour cette raison que j'ai fais cette fic.

Seulement, contrairement à la plupart des fics où il y a insertion de personnage que j'ai pu lire, mon personnage ne me ressemble en rien, et ses relations avec les autres personnages ne sont pas impossibles (je ris encore en songeant à une fic que j'ai lue, se déroulant époque AC, où le personnage inventé fait passer Tifa pour une garce et fait tomber Cloud dans ses bras. Très émouvant, ma foi.), et c'est sans doute ce qui me motive à continuer ce qui avait commencé si mal (et qui, pourtant, plaisait à quelques lectrices... je ne comprendrais jamais rien à ce fait u_u).

De plus, sans vouloir me vanter, le caractère de mon personnage est recherché et ne se délimite pas à quelques traits de caractère qui, par la suite, ne sont pas respectés. Qui plus est, je suis assez fière de ce caractère que je lui ai fait, car c'est un salaud, et même si au fond il n'est pas si mauvais qu'il le laisse suggérer, il n'empêche qu'il a cette désinvolture par rapport à tout ce qui ne concerne pas sa personne qui peut insupporter et qui le rend à la fois très humain.

Donc, pour répondre à la question première de cet article, ce blog consiste non seulement à revivre FF7 avec un nouveau personnage, mais également et surtout à retracer l'histoire de ce merveilleux jeu au travers des yeux d'un bel enfoiré.

C'est tout.

# Enviado el lunes 30 de octubre de 2006 08:18

Modificado el jueves 25 de diciembre de 2008 12:27

Présentation de Kaos

Présentation de Kaos
o
o
o

oooooPrénom :
Kaos
oooooAge :
20 ans dans FF7
oooooTaille :
1 m 72
oooooPoids :
65 kg
oooooDate de naissance :
5 avril
oooooLieu de naissance :
Inconnu
oooooSignes Particuliers :
Yeux rouges.
oooooArme :
Aucune
oooooStyle de combat :
Arts martiaux de
type poings-pieds ;
jambes dominantes.
oooooProfession :
Ex-soldat d'infanterie
oooooFamille :
Inconnue
O
o
o

La liste d'adjectifs qui pourraient résumer Kaos est longue, mais, pour ne parler que des plus important : crédule, rêveur, obstiné, effronté, angoissé, jaloux, hystérique et surtout colérique. Certes, ce premier aperçu n'en fait pas quelqu'un de très attirant.

Souvent incompris non seulement à cause de son sale caractère mais aussi de sa naïveté, il a vision des choses bien plus profonde qu'il ne le laisse penser, et réfléchi parfois bien plus qu'il ne parle. Il paraît, cependant, qu'était plus jeune, il était différent ; bien plus docile et pondéré. Mais ceci est une autre histoire.

Depuis longtemps en proie à une insomnie chronique, qui revient de temps à autres selon son état, ses nuits blanches ont une influence néfaste sur son caractère, le rendant à la fois paranoïaque et doublement irritable. Peut-être difficile à cerner, il pense et agit surtout pour lui-même et ses intérêts.


(Dernière édit : 22/05/09)

# Enviado el lunes 30 de octubre de 2006 08:44

Modificado el martes 16 de junio de 2009 08:51

00 - Prologue

00 - Prologue
00 - Prologue

En cette sombre soirée de juin, un vent paisible s'était doucement mis à souffler sur la grande capitale illuminée de la Planète. A cette heure avancée du soir, les habitants de la Plaque étaient pour la plupart rentrés dans leurs habitations en quête d'une bonne nuit de sommeil qui les mèneraient à une dure journée de labeur. Les rares personnes à être encore dehors à cette heure-là y étaient pour les raisons qu'il n'est pas bon de leur demander, souvent en rapport avec l'illégalité, et qui sont soit dans une détresse extrême, soit dans un commerce assez fructueux pour en faire un métier régulier. Le premier cas de figure, c'étaient ceux que l'on nommait les "Rats" de Midgar, ceux qui avaient un niveau de vie égal aux habitants des Taudis, qui portaient le nom officiel et politiquement correct de "sous-secteurs", mais à qui la chance avait sourit et leur permettait de vivre sur la Plaque.

A cette heure-ci, les Taudis étaient illuminés, et peu d'habitants avaient regagnés leur logis. Il fallait préciser que, pour les Taudis, qu'il soit midi ou minuit, la différence n'était que symbolique. La lumière du soleil n'avait jamais filtré au travers de la Plaque, et c'était à peine si certains pouvaient se vanter d'avoir aperçu le ciel. Aussi, il n'était pas rare qu'à cette heure-là, les enfants s'amuse dans les aires de jeu prévues à cet effet.

Ce soir-là, il en avait profité pour emmener Marlène au petit parc situé à l'intersection des sous-secteurs six et sept. Lorsqu'il l'avait proposé à Barret en lui expliquant à quel point il s'ennuyait, ce dernier avait eut l'air enchanté par l'idée de se débarasser de lui et de sa fille par la même occasion. Il fallait savoir que, quand bien même Barret avait un amour infini pour sa fille, il y avait des moments où, remonté pour quelque raison, il n'arrivait plus à encadrer qui que ce soit, et le fait de n'avoir personne dans les pattes pouvait l'aider à lentement se calmer.

Lorsqu'ils étaient arrivés au parc, il l'avait laissée courrir et s'amuser avec deux autres gosses, tandis que lui, toujours victime d'un ennui total, s'était assis sur la balançoire, gardant un oeil sur la petite.

En vérité, il y avait une infinie de choses qu'il détestait sincèrement, comme les poireaux, les endroits sombres et étroits, les gens, ou plus généralement, le monde entier. Il n'aimait pas lorsqu'un bon plât était trop froid, lorsqu'une série de seconde zone passait à la TV, lorsque Tifa lui demandait de se déchausser dans l'entrée, lorsque les clients un peu soûls du bar se mettaient à faire des réflexions obscènes. Il avait de plus en plus de mal à supporter lorsque Marlène venait le réveiller à trois heures du matin à cause du Zolom qui se cachait sous son lit pour la dévorer, et qu'elle venait le réveiller lui parce qu'il était dans la chambre la plus proche, parce que si elle traversait le couloir pour aller réveiller son père, elle rencontrerait le Gobelin qui viendrait lui couper la tête. Et à chaque fois, il se disait qu'il devrait arrêter de lui raconter toutes ces histoires qui la terrifiaient tant.

Mais ce qui l'énervait le plus, c'était sans doute Tifa. Ah, la Tifa, et son caractère bien marqué, ses élans maternels envers n'importe qui, ses grands sourires chaleureux et sa physionomie qui rivaliserait avec celle de Shiva ; oui, Tifa était LA femme qui lui convenait, avec qui il aurait aimé partager un peu plus qu'une belle amitié. Seulement voilà, elle n'avait jamais marché dans son sens, et avait toujours souhaité garder cette belle amitié intacte. N'allez pas tout de suite croire qu'il aurait retourné ciel et terre pour la séduire, non. Au fond, s'il réfléchissait un peu plus profondément sur le sujet, il en arrivait vite à se poser la question qui fâche la plupart des jeunes femmes lorsqu'elles la pose à un jeune homme en bonne santé : Tout cela n'était-il pas purement et simplement physique ? N'avait-il pas juste envie d'une bonne nuit en sa compagnie, pour après reprendre le cours des choses comme si de rien n'était ? Il ne savait pas trop. Ce n'était pas le genre de question qui le torturait longtemps, en fait. Il savait juste que, depuis plusieurs années déjà, la seule femme à laquelle il pensait, c'était Tifa.

Il ne fallut pas longtemps à Marlène pour qu'elle délaisse ses petits camarades de jeux afin de le rejoindre, un grand sourire aux lèvres, qui signifiait toujours qu'elle allait lui demander une faveur. Elle se planta devant lui, et lui posa les mains sur les genoux.

- Dis grand frère, tu veux bien me pousser ?

Elle n'attendit pas la réponse, et se contenta de s'asseoir sur l'autre balançoire. Laissant échapper un soupir, puis un léger sourire, il se leva et commença à pousser la fillette. Elle avait pris l'habitude, depuis quelques mois, de l'appeler "grand frère". Si ça l'avait choqué au démarrage, il avait fini par s'y faire, contrairement à Barret qui, à chaque fois qu'il entendait sa fille l'appeler de la sorte, fronçait les sourcils en disant qu'elle prenait de mauvaises habitudes.

Alors que la petite allait de plus en plus haut, ses fins cheveux lui masquant le visage, il vit arriver au loin la silhouette toute en courbes de la jolie Tifa. Elle avait décidé de s'habiller d'une tunique serrée, qui épousait merveilleusement ses formes, et ne se rendait pas compte à quel point ses longs cheveux bruns attachés en chignon la rendaient sexy. Il aurait pu l'appeler, lui faire une remarque quelconque, bref, attirer son attention. Cependant, il ne le fit pas. Non pas à cause d'elle ou de la peur du ridicule, mais plutôt parce qu'il vit quelque chose derrière elle.

Une silhouette masculine la suivait. Il plissa les yeux pour essayer de voir quelque chose. Il distingua un corps svelte emmailloté dans une tenue noire qu'il avait déjà vue quelque part. Plus l'inconnu s'approchait, plus il remarquait de détails. Une immense épée qu'il avait déjà vue, des bras musclés et au teint très pâle, un visage habité d'une certaine dureté, deux grands yeux d'un bleu luisants étrangement, une touffe de cheveux blonds coiffés en pics.

De toute sa vie, sans doute n'eut-il jamais autant sursauté. Les yeux ronds fixés sur le blond, la bouche entrouverte, il arrêta subitement de pousser Marlène qui fit une sorte de gémissement pour toute réponse. Tifa s'approcha de lui, lui fit un grand sourire, se retourna vers l'autre, et finalement, déclara :

- Je n'ai pas besoin de vous présentez, si ?

Un grand silence s'installa, et il n'y eut que Marlène, l'air interrogateur, qui finit par poser la question à Tifa :

- Qui c'est ?
- Je te présente Cloud, répondit Tifa en se penchant vers elle. Il va venir nous aider contre la Shinra. Tu sais, c'est un ancien Soldat.

Un ancien Soldat. Il regarda Marlène, puis Tifa, puis finalement Cloud. Tandis que Tifa reprenait une conversation engagée avec la petite, il ne lâcha pas le blond du regard, celui-ci fit de même, et pendant tout le temps où ils restèrent dans ce petite parc, une seule chose et unique occupa son esprit.

Un ancien Soldat.

# Enviado el lunes 30 de octubre de 2006 08:58

Modificado el jueves 25 de diciembre de 2008 12:10

Chapitre 1 : Just a Flower

Chapitre 1 : Just a Flower
Chapitre 1 : Just a Flower

La mémoire de la Planète est étrangère à celle des hommes. On croit tout connaître de l'histoire et du monde, mais il est des âges oubliés où se croisaient encore milles merveilles aujourd'hui disparues. Seuls les arbres se souviennent, et le ciel et le vent. Et si un soir d'été, l'âme bienveillante, tu t'allonges dans l'herbe et que tu les écoute le coeur ouvert, peut-être entendras-tu cette histoire ; celle de la jeune fille au lézard vert. Malheureusement, on ne peut pas s'allonger dans l'herbe par ici, alors je vais te la raconter. Un mythe conte qu'une jeune fille, après avoir fait un cauchemar, s'est retrouvée propulsée dans une monde parallèle peuplé de lézard verts. Après avoir courut pour attraper les lézards, la fille avait faim et se dirigea donc à l'auberge. Quelqu'un avait laissé là une assiette prête. Visiblement, elle venait juste d'être servie. Elle s'assit à table et commença à déguster, reconnaissante de cette aubaine. Cependant, alors qu'elel était en train de manger, elle découvrit que ce qu'elle avait dans l'assiette n'était autre qu'un lézard vert. Son corps se figea d'horreur et...

- Mais, Nii-chan, pourquoi elle avait un lézard vert dans son assiette ?
- Ne me coupe pas la parole et écoute jusqu'au bout ! soupira le jeune homme. Tu comprendras après ! Je disais donc...

Alors que le jeune homme parlait à la petite, la jeune barman essuyait nonchalament le comptoir de son bar. La salle était petite mais conviviale, la décoration choisie avec goût. Autour des tables en bois étaient regroupés hommes et femmes riant, d'ivresse ou non, le verre à la main. Un flipper cassé se terrait dans un coin tandis qu'un juke-box diffusait un air mélodieux propre à la douceur qu'exprimait l'intérieur de ce bar. Dans le fond de la pièce se tenait le comptoir avec les tabourets devant, les étagères où les bouteilles de divers alcools et cocktails parfaitement alignées et même un grand miroir.

Derrière le bar, la barman, qui était accessoirement la propriétaire de l'établissement et la responsable de la présence d'une bonne partie de la clientèle masculine, levait de temps à autres ses yeux de biche vers le jeune homme et la petite fille sur les genoux de ce dernier, tout en affichant un grand sourire affectueux. C'était une magnifique jeune femme brune, les cheveux longs et virevoltant au vent que produisaient ses mouvements, vêtue d'un petit T-shirt moulant qui contenait à peine son opulente poitrine et d'une jupe noire tout juste assez longue pour mériter le qualificatif de « mini ».

Posant enfin son chiffon, elle leva encore une fois les yeux vers le duo en affichant un joli sourire, puis déclara :


- Kaos, je ne crois pas que ce genre d'histoire soit vraiment... approprié pour une enfant de quatre ans. Attend un peu qu'elle en ait six !

Le jeune homme tourna la tête tout en soulevant la petite pour la prendre dans ses bras. Et la jeune femme n'en sourit que de plus belle. Il était si attentionné pour la petite Marlène, qu'elle pouvait comtempler ces deux-là encore des heures sans jamais s'en lasser.

Plutôt mince, les cheveux noir en bataille et surelevé par un bandeau rouge, le garçon avait le teint hâlé et l'air frais de quelqu'un qui passe sa vie à la lueur du jour. Son jean noir délavé était sûrement trop grand, tant et si bien qu'il devait y mettre une ceinture pour ne pas qu'il tombe sur ses chevilles ; son T-shirt, noir à bordures blanches, était tout le contraire de son pantalon : un peu moulant sans trop l'être, il faisait apparaître le peu de formes que ses muscles possédaient. La partie de son anatomie la plus remarquable,et peut-être un peu choquante, était ses yeux. D'iris couleur sang et aux pupilles fines et au nombre de trois dans chaque oeil, ils faisaient ressortir un regard perçant et parfois envoûtant.

Pourtant, ces yeux-là étaient parfois tant animés de colère et de haine qu'ils effrayaient quiconque y plongeait son regard.


- Mais Tifa, Marlène s'ennuie... Et moi aussi d'ailleurs..., déclara le jeune homme.
- Je savais que tu t'ennuirais..., répondit Tifa un brin amusée. Tu n'avais qu'à partir avec Cloud et Avalanche.
- Ca va pas, non ? envoya ledit Kaos, un peu agacé. Préfère encore m'ennuyer... J'imagine même pas ce qu'il va se passer quand ils vont revenir...

Tifa sourit une énième fois. Elle reconnaissait bien le Kaos de d'habitude. Lui, peu importait le danger, il savait bien que les autres reviendraient sains et saufs. Elle aurait parfois voulut être un peu comme lui, toujours confiante ; cependant la réalité n'était pas toujours aussi belle que Kaos pouvait se la concevoir. C'était sûr, les autres reviendraient, mais ils ne savaient pas encore dans quel état.

Alors qu'elle pensait à eux, un colosse noir en treillis et en veste beige fit irruption dans la salle. Les cheveux très court, quasiment ras, une barbe aussi noire que sa chevelure, et le regard froid et d'une telle dureté qu'il effrayait sans doute les trois quarts de la pièce. Ou peut-être était-ce dû à la mitraillette greffée qui lui servait de main droite. Kaos sourit alors que Tifa soupira. Il n'allait pas tarder à mettre un souk incroyable dans son bar. Aussitôt pensé, aussitôt fait. Le géant tira une rafale de balles dans le vide, faisant bien attention à manquer toutes les personnes présentes, histoire de les faire décamper. Tout les clients, plus qu'effrayés, sortirent du bar les jambes à leur cou.

Bientôt, l'homme ressortit pour laisser entrer trois jeunes gens, deux hommes et une femme. Tout trois portaient un bandeau écarlate noué autour du front. Les deux hommes s'avancèrent pour saluer Tifa, Kaos et Marlène. L'un d'eux était plutôt grand et musclé, cependant son âge était un peu difficile à déterminer, tant son visage avait une expression de dur. Mais son nom, en revanche, était inscrit sur la plaque militaire qui pendouillait autour de son cou : Biggs Jason. Ce dernier demanda à Tifa un verre de sa boisson habituelle, ainsiv que celle de son coéquipier : un sky, puis partit s'asseoir, bientôt accompagné du second membre d'Avalanche. Ce dernier était plus petit et rebondi, mais cela ne l'empêchait pas de sourire. Son nom à lui n'était inscrit nulle part, et il fallait le connaître pour savoir qu'il s'appelait Wedge Johnson. La jeune femme qui les accompagnaient semblait trop absorbée par des documents pour faire attention à quoi que ce soit et se contenta d'un bref "B'jour". Cette dernière était le troisième membre du groupuscule, à savoir Jessie Russel, surnomée aisément Jesse. A vrai dire, la seule partie visible qui la rattachait à sa féminité subsistait dans ses cheveux, certes peu soignés, mais tout de même longs. Elle ne tarda pas à rejoindre ses deux partenaires sans rien commander, le nez toujours plongé dans les documents divers.

Et c'est à cet instant précis que le seul qui ne faisait pas partie d'Avalanche entra dans la pièce. Kaos perdit instantanement son sourire alors qu'il reposait Marlène sur le sol ; sourire qu'il transmit cependant à Tifa. Cette dernière commençait à sortir de derrière le comptoir, mais Marlène fut plus rapide et se précipita vers l'entrée.


- Papa ! s'exclama-t-elle.

Cependant, elle ignora presque le jeune homme au seuil de la porte et fonça sur le géant noir qui était entré quelques temps auparavent. Ce dernier perdit aussitôt son air effrayant et prit l'expression du papa poule parfait. D'une étonnante douceur, il souleva la petite en rose et la posa tendrement sur son épaule gargantuesque. Autant il était surprenant de voir Barret Wallace, le leader d'Avalanche, éprouver de la tendresse ; autant le contraste et les disproportions de ce duo était étonnant.

Le jeune homme qui se tenait toujours au seuil de la porte conssentit enfin à marcher vers la barman. C'était un jeune homme d'une vingtaine d'années, svelte et musclé, le cheveu blond pur et coiffés de telle façon qu'ils lui donnaient forte ressemblance à un porc-épic. Son visage était à la fois habité d'une dureté naturelle, mais semblait tout aussi bien fait de procelaine, accentuant son teint pâle. Vêtu de ce qui pourrait rester d'un uniforme de la Shinra, il ressemblait fort à ces guerriers errants en quête d'aventure. Tout comme pour Kaos, ses yeux étaient admirables. D'une lueur étrange, ils semblaient briller dans le noir. Cette lueur, caractéristique aux Soldats, prouvait une fois de plus qu'il en avait fait partie.

Oui, devant une Tifa souriante et un Kaos à l'air mauvais se tenait Cloud Strife, Ex-Soldat de Première Classe. Il s'approcha un peu plus, apparemment décidé à parler à Tifa. Cette dernière constata qu'il avait une fleur à la main. Etait-ce pour elle ? Si oui, c'était vraiment gentil de sa part !


- Je vois que vous êtes tous sains et saufs, souffla-t-elle alors que Cloud lui tendait la fleur.
- Pourquoi, tu en doutais ? demanda le mercenaire. Tiens, c'est pour toi.

Tifa le remercia d'un hochement de tête. Biggs et Wedge firent irruption dans la conversation pour faire un bref résumé de la façon dont s'était déroulée les évenements aux premier des réacteurs Mako, n'oubliants aucun détails et faisant énormement d'éloges sur les capacités de Cloud au combat.

Resté dans un coin de la pièce, très précisemment à côté du vieux flipper, Kaos ne ratait pas une miette des histoires sur le "fabuleux" Cloud. A vrai dire, c'était plus par amusement que par interêt réel. Il n'immaginait pas une seconde Cloud en héros sauvegardant la paix à Midgar, mais si cela plaisait aux autres de le croire... Barret, Marlène toujours sur son épaule, s'approcha du jeune homme.


- Elle t'a complètement délaissé..., murmura le leader. Abandonné, laissé tomber... comme tu préfères !
- Et moi, j't'ai rien demandé ! répondit Kaos d'un air agacé. Elle fait ce qu'elle veut, non ?
- Ouais, mais c'est dommage qu'elle ne fasse pas ce que tu veux, non ?

Kaos lança un regard assassin au colosse, qui n'avait pas vraiment l'habitude qu'on l'observe ainsi. Il fallait dire aussi que son mètre quatre-vingt seize, ses bras de la taille d'un trond d'arbre moyen et son cinquante-quatre en taille de chaussures refroidissaient souvent les ardeurs de ceux qui osaient ne serait-ce que le regarder. Il était bien évident que le gosse en face de lui faisait plutôt nabot rachitique à côté, mais il n'hésitait pas à lui lançer de tels regards. Barret préféra écourter ce moment un peu malaisé et tourna la tête vers les autres.

- Eh ! Bougez-vous, on descend au QG ! ordonna-t-il.

Bien qu'un peu irrités par tant de hâte, les membres d'Avalanche approchèrent du flipper bien usagé et Barret enclencha le dispositif qui changea l'utilité de l'appareil, le rendant praticable comme un ascenceur. Les uns après les autres, il descendirent ; et bientôt, il ne resta plus que les trois vingtenaires dans la salle.

Cloud s'était assis au comptoir et avait juste demandé quelque chose de frais, sans vraiment prendre la peine de choisir la boisson. Tifa décida alors pour lui et sortit quelques bouteilles dont elle versa le contenu dans un mélangeur. Elle agita ensuite le tout et servit le mercenaire. Kaos, toujours à côté du flipper, avait vraiment l'impression d'être de trop. Il avait à quelques instant l'envie de descendre avec Avalanche, mais, comme un enfant défiant les autres juste par plaisir, il se refusait à y aller. Une petite discussion débuta entre Tifa et Cloud, parraissant interminable au trosième présent en cette pièce.

Soudain, Tifa se rendit compte qu'elle avait oublié un alcool essentiel à sa composition, et que ce dernier se trouvait dans la réserve. Elle partit donc dans l'arrière de la salle, laissant les deux jeunes hommes seuls. Ce n'est qu'à ce moment-là que Cloud sembla enfin remarquer la présence du brun. Ce dernier releva la tête et soutint le regard Mako du blond. Présentés ainsi, l'un semblait être la parfaite antithèse de l'autre. L'un brun, l'autre blond. L'un à la peau hâlée, l'autre à la peau pâle. L'un aux yeux exprimants parfois toute une panoplie d'expression, l'autre aux yeux ne ressentant qu'impassibilité. Tout en leurs physiques les faisait s'opposer, mais peut-être n'était-ce pas que physiquement parlant...

L'un d'eux se décida à rompre le silence pesant :


- Alors, les évènements n'étaient pas trop fatiguants, "merveilleux" ex-Soldat, Cloud ? demanda Kaos avec une pointe d'ironie dans la voix.
- J'allais te poser la même question ; ne rien faire ne t'a pas trop épuisé, Oeil de braise ?

Kaos serra les dents sur les trois derniers mots prononcés.

- Va te faire voir, face de hérisson.
- Hum, tu n'as pas une très bonne répartie ce soir, répliqua Cloud en soupirant, l'air faussement déçu. D'habitude, tu fais mieux que ça.
- J'ai pas très envie de m'exciter tout de suite, ajouta nonchalament Kaos.

Cloud examina un instant de haut en bas le brun adossé contre le mur. Ce dernier suivit son regard, comme s'il pouvait à tout instant sortir des lasers de ses yeux. Après quelques instants d'observations, Cloud détourna les yeux et émit une sorte de pouffement.

- Quoi ? demanda méchament Kaos.
- Je me demandais juste si on ne t'avait pas déjà pris pour un clochard...
- Ca tombe bien, moi je me demandais si c'était déjà arrivé qu'on te prenne pour un mec, tite blonde, répliqua aussitôt ledit clochard.

La blonde en question se retourna rapidement vers Kaos. Ils se lançèrent un regard assassin l'un à l'autre, mais avant que quoi que ce soit ne se produise, Tifa débarqua de la réserve, une nouvelle bouteille à la main.

- Excusez-moi, je n'arrivais pas à la retrouver... Euh, vous vous êtes encore disputés ? demanda-t-elle en voyant les deux jeunes hommes se regarder ainsi.
- Ce n'est rien, fit finalement Cloud en détournant les yeux. C'est à moi de m'excuser, car je crois que je ne vais pas boire finalement.
- Merci quand même d'être allée chercher la bouteille..., ajouta Kaos comme s'il voulait finir la phrase du mercenaire.

Et sans ajouter quoi que ce soit ni prêter attention au froncement de sourcil du blond, Kaos appuya sur l'interrupteur du flipper et descendit. Cloud se leva à son tour, prêt à descendre, mais Tifa l'arrêta.

- Cloud... est-ce que tu te sens bien ? demanda-t-elle inquiète.
- Bien sûr, pourquoi ?
- Eh bien, je... Hm, non rien, tu as juste l'air fatigué. Tu ferais mieux de descendre aussi, les autres doivent t'attendre.

Cloud acquiesca d'un signe de tête et se dirigea vers l'appareil. Tifa hésita un instant avant de le rejoindre. Etrangement, elle n'arrivait pas à sonder ce qu'il arrivait à Cloud. Peut-être le découvrirait-elle plus tard ? Peu importe, il fallait qu'elle descende pour le moment ; ce qu'elle fit.

Cependant, lorsqu'elle arriva, la tension semblait être à son comble. En effet, Barret semblait sur le point d'exploser sous le regard peu impressionné, mais tout de même agacé, de Cloud.


- Mais, qu'est-ce que... ? s'exclama la jeune femme.
- Laisse-le partir Tifa ! Il n'arrive pas à oublier la Shinra !
- Arrête ! répondit l'interressé. Je n'ai strictement rien à faire de la Shinra, et c'en est de même pour la Planète et Avalanche !
- Dis tout de suite que tu te dégonfles.

La voix provenait des caisses où, assis dessus, Kaos n'avait rien perdu de la conversation. Toisant Cloud de son regard de feu, il s'attendait à ce que celui-ci vienne lui en coller une. Cependant, l'ex-Soldat ne fit que détourner la tête vers lui, lui lançant un regard où pouvait se lire tout le mépris qu'il éprouvait pour le brun. Il répondit d'un air détestablement indifférent :

- Excuse-moi, con d'enragé, mais ce n'est pas comme ça que tu m'énerveras. Si tu cherche la cogne, vas donc parler au punching ball, au moins comme ça je ne verrais plus ta sale tronche.

Kaos réagit au quart de tour et se leva d'un bond en serrant poings et dents à la fois. Cependant, le regard que Tifa lui lança à ce moment-là et qui semblait vouloir dire "Je te déconseille de te battre ici en présence de Marlène si tu ne veux pas avoir à faire à moi." le fit se calmer en soufflant comme une cocotte minute. Toujours aussi crispé, il se retourna et se rassit sur les caisse, montrant son dos à tous.

Aussi étonnant que cela puissa parraître, Cloud profita de cet instant de "calme" pour en rajouter une couche, comme si l'athmosphère n'était pas assez tendue.

- Heureusement que tu t'es retourné, si tu étais resté plus longtemps face à nous, Marlène aurait pu avoir de graves traumatismes durant toute sa vie...

La petite fille se tourna alors vers le mercenaire. Pourquoi disait-il ça ? Que voulait dire traumatisme ? En quoi avait-elle un rapport là-dedans ? La fillette détourna ensuite le regard vers le brun. Aussi loin qu'elle se souvienne, elle l'avait toujours vu à ses côtés et elle le considérait maintenant comme un grand frère , mais elle devait bien s'avouer que parfois il lui faisait peur. Tout comme son père, Kaos ne se maîtrisait pas toujours...

- Je me suis très souvent demandé si tu n'en avais pas marre d'être la cinquième roue du carrosse ? envoya Cloud d'un air indifférent. A part gueuler, est-ce que tu sais faire quelque chose ?

Cette fois-ci, ce fut l'éruption. Kaos se leva d'un bond et se retourna vers le blond en rugissant :

- Oui, je sais me battre ! Et j'utilise cette capactié pour éviter que la Planète ne crève ! Et, bonjour le scoop : ici on est dans le QG d'Avalanche ! Alors, si tu t'en fous tant que ça, qu'est-ce que tu glandes ici ?! envoya-t-il en pointant un doigt menaçant vers le blond.

N'hésitant pas un instant, Cloud répondit :

- Ma présence ici ne te concerne pas, car aux dernières nouvelles, tu n'es pas chez toi.
- Ah oui ? J'habite ici, pauvre tâche ! répliqua férocement Kaos.
- Mais, peut-on affirmer que tu en es le propriétaire ? Comment contribues-tu à la gestion de ce lieu ? Tu paies les impôts ? Les charges, peut-être ?

Le brun serra les poings et envoya un magnifique :

- Ta gueule !!!

Avant de mettre un remarquable coup de poing dans une caisse située un peu plus haut. Cette dernière se brisa sous le coup et plusieurs bris volèrent dans la pièce, l'un venant se loger à côté de la télévision allumée sur la chaîne nationale que Jesse était en train de regarder ; plusieurs frôlèrent Biggs et Wedges assis à la table. Certains morceaux effleurèrent le bras droit de Tifa, et l'un d'eux heurta Marlène en pleine figure. Tous observèrent avec ébahissement le morceau de bois glisser du front de la petite fille.

- AAAAH !!! Marlène ! s'écria Kaos en voyant un petit filet de sang s'échapper du front de la petite.

Il s'approcha rapidement de l'enfant, l'air paniqué et ayant complètement oublié la raison de son énervement. Tifa s'empara de la trousse de soin qui traînait très souvent par ici et s'approcha à son tour de Marlène. Soignant la plaie, elle soupira et murmura bien assez fort pour que tous entendent :

- Je le savais stupide, mais là ça dépasse l'entendemment...

L'envie de Barret de trucider Cloud se repporta sur Kaos surlequel il se mit à beugler. Jesse regarda les deux hommes se disputer d'un air un peu choqué, Wedge n'arrivait plus à détourner le regard de cette scène et Biggs tenait d'une main sa fiche, et de l'autre tentait désespéremment de retenir Barret avant qu'il ne s'énerve de trop. Cet acte lui valut un vol plané dans la pièce et l'aterrissage à côté de la table. Barret retourna alors sa colère sur le punching ball, le massacrant comme s'il s'agissait de Cloud et Kaos à la fois sur le sac de sable. Tifa posa délicatement un pansement sur le front de la petite Marlène et se retourna pour tenter de dissuader Cloud de partir.

Cependant, celui-ci n'était plus dans la pièce, et la jeune femme semblait entendre des pas résonner en haut. Il était remonté et prêt à s'en aller. La jeune femme se précipita au flipper, manquant de peu de renverser Kaos au passage. Elle remonta à son tour et intercepta le mercenaire qui était sur la seuil de la porte.


- Cloud, s'il te plaît, il faut que tu te joignes à nous, déclara-t-elle.
- Désolé, Tifa... mais ce n'est pas mon problème.
- C'est tout ce que tu trouves à me dire ? A moi, ton amie d'enfance ? Tu as même oublié ta promesse ? demanda la jeune femme d'un air déçu. Celle que l'on s'est faite, il y sept ans...
- Oui..., répondit-il après un instant de reflexion. Sur le puit... Je croyais que tu ne viendrais jamais, je commençais à avoir froid, et cet abruti de Kaos s'impatientait aussi. Je le savais, car il rejetait sa mauvaise humeur sur moi...
- A cette époque, le ciel était tellement beau... je m'en souviendrais toujours, ajouta Tifa.


***

En ces temps-là, les nuits étaient si différentes. Si vous aviez pu vous coucher au sommet de ce puit vous auriez entendu toutes ces choses aujourd'hui disparues ou déformées par le bruit des hommes. Il y avait le ressac mugissant du vent dans les feuilles et les branches, qui grondait soudain et s'apaisait ensuite pour un bref instant seulement. Il y avait le bruit des arbres et de leurs habitants, les oiseaux et les rongeurs qui semblaient ne jamais vouloir dormir. C'était un concert gracieux, une berceuse sylvestre calfeutrée au coeur du petit village de Nibelheim.

Couché au sommet du puit, un jeune garçon au regard de feu, en lequel on reconnaissait la personne de Kaos, regardait les étoiles défiler, les bras croisés derrière la tête. Assis un peu plus bas, un second jeune garçon, blond pour sa part que l'on reconnaissait facilement comme étant Cloud, jetait des regards furtifs vers la droite pour s'apercevoir à chaque fois que la personne qu'ils attendaient tout deux n'était toujours pas là. La personne qu'ils attendait était l'une des plus belles jeunes filles du village, et aussi une amie pour l'un comme pour l'autre. Tifa. Oui, c'était elle qu'ils attendait. Alors que le temps passait, Cloud sentait sa chaleur corporelle descendre
.

- J'ai froid, souffla-t-il.
- Tant mieux, moi pas, répliqua Kaos sans pour autant tourner les yeux vers l'autre.

Cloud ne souleva même pas la phrase du brun et se contenta de l'ignorer. Alors que le désespoir commençait à s'abattre sur lui, une fine silhouette se dessina dans l'ombre et vint s'asseoir à côté de lui.

- Excusez-moi, je vous ai fait attendre..., s'excusa-t-elle. Vous vouliez chacun me parler de quelque chose, non ?

Le jeune garçon blond ouvrit la bouche pour répondre, mais Kaos fut plus rapide et répondit le premier :

- Tout les deux -bien que ça m'enchante pas- , on va partir pour Midgar au printemps.
- Oui... Tout les garçons s'en vont, de toutes façons, envoya la jeune fille.

Cette fois-ci, Cloud prit la parole. Il avait préparé ce texte des tonnes de fois avant cette soirée !

- Je ne suis pas comme eux. Je pars pas chercher un job, je veux devenir Soldat et être le meilleur, comme Sephiroth !
- Sephiroth... le grand Sephiroth..., murmura Tifa avec mépris. Et toi, ajouta-t-elle à l'adresse de Kaos, pourquoi veux-tu partir ?
- Ben... En fait, c'est pas tout à fait pour les mêmes raisons, mais je veux m'engager dans le Soldat aussi...
- Si ça vous tente..., soupira la jeune fille. Mais... n'est-ce pas difficile de rentrer dans le Soldat ?

Cloud regarda un instant Kaos. Ce dernier fit de même. Comment expliquer que, justement à cause de ça, tout deux ne reviendraient pas avant un bon moment ? La brun toisa le blond du regard un instant et, n'observant aucune réaction, décida de se jeter à l'eau.

- Oui, on sait... C'est pour ça qu'on reviendra pas avant au moins un ou deux ans. On voulait te prévenir, en fait...
- Dans ce cas là, faisons-nous tous une promesse ! s'exclama Tifa.

Surpris, les deux garçons sursautèrent et firent un "Quoi ?!" simultané tout en se regardant avec horreur. Tifa voulait faire une promesse tous ensemble, cela voulait dire qu'entre eux deux, ils devraient se tenir cette promesse également ? Rien qu'à cette idée, il se mirent à faire la moue l'un à l'autre.

- Oui, continua Tifa sans se rendre compte de rien, quand j'aurais des soucis, mon héros viendra me sauver. Vivre ça au moins une fois dans ma vie, ça serait vraiment bien...
- Euh... et donc ? demanda innocemment Cloud.

Tifa le toisa du regard, comme si c'était une évidence. Elle les regarda alternativement pendant un instant et finit par soupirer, constantant qu'aucun d'eux ne réagissait.

- Je veux que ce héros soit l'un de vous deux, déclara-t-elle finalement. Alors, lequel ça sera ?

Cloud lança un regard en coin au second désigné. Cependant, celui-ci lui fit comprendre d'un regard qu'il n'en ferait rien. Mais pourquoi Kaos ne se déclarait-il pas ? Et le blond qui croyait qu'il aurait dû se battre pour ça...

- D'accord, ça sera moi, avoua-t-il timidement.

Tifa fit un sourire radieux. Elle grimpa ensuite sur le sommet du puit et prit la main du brun.

- Dans ce cas, je vais faire une seconde promesse avec toi ! déclara-t-elle. Puisque Cloud sera mon héros ; toi, tu seras le gardien de cette promesse !
- C'est-à-dire ? interrogea Kaos.
- C'est-à-dire que, si jamais Cloud devait faillir à sa promesse, tu devras le battre en combat singulier pour pouvoir accéder au statut de héros !

Cloud et Kaos, ébahis, ne bougèrent plus pendant un instant. Kaos finit par demander :

- Mais... mais pourquoi je devrais le battre pour prendre sa place ?
- Eh bien, répondit Tifa, parce que toi tu vas entrer dans le Soldat juste pour être Soldat, alors que Cloud veut y entrer pour être un second Sephiroth ! Alors, selon les critères de sélection, seuls les plus forts peuvent être Première Classe ; donc en conclusion, Cloud sera plus fort que toi ! Et je veux que tu sois digne de succéder au titre de héros.

Les deux garçons écoutaient, bouche bée. Cloud se demandait si vraiment il pouvait être lui-même à la hauteur de ces dires-là, mais il semblait bien que Kaos n'était pas tout à fait d'accord avec ça.

- Comment ça, il sera plus fort que moi ? s'exclama-t-il. Tu parles, je suis sûr que même s'il entre en Première Classe, j'arriverais à être plus fort que lui ! Ca sera du gâteau ! J'accepte cette promesse tout de suite !
- Eh bien, on verra ça ! déclara Tifa en riant.

Alors que les trois enfants restaient à discuter sous la constellation célèste, une étoile filante vint fendre le ciel et sceller l'engagement des deux jeunes garçons. Ainsi, la promesse était faite.

***

- Tu sais Tifa, je ne suis pas ce héros que tu attendais... Je ne peux pas tenir cette promesse.

Ces derniers mots laissèrent la jeune femme stupéfaite. Comment pouvait-il croire une chose pareille ?

- Cloud, tu as rejoint le Soldat, non ? Tu dois tenir cette promesse !
- Non, répliqua le blond. Kaos n'aura qu'à tenir celle qu'il t'a faite.

Tifa sursauta. C'était donc ainsi... Elle avait cru qu'il aurait changé, mais il était resté le même... Toujours le même...

- Pourquoi fuis-tu ? fit Tifa. A croire que tu veux être débarrassé de cette promesse en la confiant à Kaos...

Avant que le mercenaire n'ait pu répondre quoi que ce soit, le bruit annonçant la venue du flipper résonna dans la pièce. Ausitôt, la voix de Barret retentit dans toute la salle :

- Attend un peu, Mr Soldat ! Une promesse est une promesse ! Attrape !

Il envoya de sa main valide une sacoche que Cloud réceptiona lestement. Le jeune homme l'ouvrit et put constater qu'une grosse somme était à l'intétrieur. Il devait bien y avoir au moins mille cinq-cent gils dedans. Après ce qu'avait dit Barret, Cloud ne pouvait plus esquiver la situation.

- Et ça, c'est ma paye ? demanda-t-il narquoisement. J'espère que pour les prochaines missions, ça sera mieux...
- Comment ça, "pour les prochaines missions" ? demanda le leader d'Avalanche, un peu perdu.
- Cloud ! Tu veux dire que.. ? interrogea Tifa en sachant que le blond devinerait la fin de la phrase.
- Ouaip, mais pour la prochaine fois, c'est trois mille.
- Quoi ...?! s'écria Barret.

Non, c'était trop beau pour Tifa : Cloud avait enfin décidé de faire partie d'Avalanche ! Elle se retourna vers l'homme et lui chuchota à l'oreille d'un air ravi :

- Ecoute, c'est toi-même qui disait que l'on avait besoin de monde, non ?
- Mais, je veux garder de l'argent pour les études de Marlène, moi..., répondit Barret, perplexe. Bon, Cloud ! Pour deux mille !

Cloud regarda bizarrement les deux personnes en face de lui. Heureusement pour eux qu'il n'était pas difficile en affaire...

- Très bien, ça me va..., répliqua-t-il finalement.
- Merci, Cloud ! lança Tifa en couvrant le grognement de Barret.
- Au fait, Barret, demanda Cloud, comment va Marlène ?

Le colosse se retourna vers lui d'un air énervé. Cloud compris aussitôt que, même si Marlène allait bien, Barret ne s'était pas calmé pour autant. L'homme répondit tout de même :

- Elle va merveilleusement bien, puisqu'elle est collée dans les bras de son cher nii-chan !
- Nii-chan ? questionna Cloud à aucune personne en particulier.
- Kaos, répondit Tifa. C'est comme ça que l'appelle Marlène.
- Nii-chan, je t'en foutrais du nii-chan ! Nii-chan de mes deux ! grogna Barret tout en descendant. Je me demande comment elle va finir, si elle fonce dans les bras de celui qui lui fait du mal !
- Tu sais ce qu'il te dit, le nii-chan de tes deux ?! rembarra Kaos, dont la voix arrivait à atteindre le bar.

Sans ajouter quoi que ce soit, Barret arriva à destination. A cet instant dans tout le bar, des éclats de dispute résonnèrent. Tifa sourit malgré elle à l'entente des bribes de voix des deux hommes en bas. Elle avoua ensuite à Cloud :

- Au fond, il ne se détestent pas, mais ils se disputent souvent au sujet de Marlène...

Pensif, Cloud crut se reconnaître à la place de Barret. Aussi loin que sa mémoire lui permettait de se souvenir, il s'était toujours battu avec Kaos, et très souvent au sujet de Tifa.

- Au fait, en parlant de lui, Kaos va venir avec nous demain, déclara la jeune femme.
- Hein ? s'eclama Cloud en sortant de ses rêveries.
- Et oui, c'est comme ça. Il fait partie d'Avalanche, lui aussi.
- Bon... Il va encore falloir que je le supporte..., soupira le mercenaire.

La jeune femme esquissa un sourire espiègle. Elle était tellement habituée à les voir se disputer, ces deux-là, qu'elle n'était plus du tout étonnée des propos de l'un pour l'autre. Cependant, elle refusait qu'ils se battent, surtout si c'était pour une idiotie. Elle se souvint de quelque chose avant de partir.

- Au fait, si tu comptes passer la nuit ici, il y a deux chambres de libres, expliqua-t-elle, la deux et la quatre. Par contre, fait attention, la deux est à côté de Barret, et la quatre à côté de ton cher et tendre Kaos - ne me regarde pas comme ça ! -, et tu sais combien Barret ronfle. A toi le choix, passer une bonne nuit à côté de Kaos, ou une mauvaise à côté de Barret...

- Dans les deux cas, je crois bien que c'est un calvaire..., soupira le mercenaire. Mais bon, j'y vais tout de suite, peu importe à côté de qui...

Il adressa un signe de main à Tifa avant de monter. Râlant un peu, il se dirigea vers la chambre numéro quatre, préférant tout de même passer une bonne nuit aux côtés de cet éternel imbécile plutôt que ne pas fermer l'oeil. La chambre était petite et en assez piteux état. Cependant, Cloud ne savait pas ce qui le dérangeait le plus, l'ampoule nue qui était la seule source d elumière, ou bien le plâtre craquelé et sombre recouvrant les murs. Et encore, pour les taudis, c'était un luxe.

Sans plus chercher la petit bête, Cloud posa son épée géante à côté du lit, lit surlequel il ne tarda pas à s'affaler. Malgré le sommeil qui le gagnait, il avait du mal à s'endormir. Il était hanté par les évenements de la soirée, ne croyant pas un seul instant aux capacités d'Avalanche. Ce qui l'avait poussé à le rejoindre, c'était bien entendu Tifa. Il soupira et laissa évanouir le magnifique visage de son amie dans ses pensées. Puis, lentement, il trouva le sommeil.



***

Une sensation de vide. De vide et de ténèbres. Je suis plongé dans cette atmosphère sinistre. Et j'entend les voix. Ces voix méprisantes. Ce genre de songe, ce n'est pas la première fois que ça vient me hanter. Qu'est-ce que c'est ? Je n'y vois rien, rien d'autre que le noir. Et ces voix, ces voix qui viennent me tourmenter, qui me font ressentir d'étranges impressions. Puis enfin, l'obscurité s'estompe et me laisse voir. Mais parfois, j'aurais préféré rester aveugle.

Tout ce que je vois, tout ce que je ressent... C'est ce qui s'est passé il y a bien longtemps, avant même que je ne sois en âge de comprendre. Mais, pourquoi est-ce si chaotique ? Je ne me souviens plus. Je regarde dans ma main. Une plume, et noire de surcroît. Pourquoi donc tout est-il si sombre ? Le seul lien qui me reste entre cette partie de moi et mon vrai moi est cette plume. Le pire de mes cauchemars alimentent ses rêves les plus exquis. Pourquoi est-ce ainsi ? Peut-être qu'un jour, ma véritable identité sera cernée.

Un mirroir apparaît. Je regarde dedans. Oui, je me vois lorsque j'avais l'âge de l'innocence et de la naïveté. Pas de doute, il s'agit bien de moi. Il n'y a que moi qui possède ce regard si intense. Quand bien même je changeais d'aspect physique, on me reconnaitrai toujours grâce à ces yeux. Ces yeux dont la couleur est elle aussi malsaine, ces yeux dont la couleur est la même que celle du sang...


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Voilà ! Je sais que c'est long XD Donc, pour récompenser ceux qui ont tout lu (et même ceux qui ont survolé le tas pour en arriver ici XD)

L'image de l'article
Une petite Marlène
Preview de Reno
Kaos et un chat... ^^

# Enviado el lunes 30 de octubre de 2006 09:04

Modificado el miércoles 04 de julio de 2007 10:51